Bilan des contrats-climat – exercice 2024 : Les régies publicitaires de l’ADMTV à la pointe des engagements volontaires en faveur de la transition écologique
03 Mar 2026
Bilan des contrats-climat – exercice 2024 : Les régies publicitaires de l’ADMTV à la pointe des engagements volontaires en faveur de la transition écologique
L’Arcom a publié en janvier 2026 son bilan annuel sur la prise en compte des enjeux environnementaux dans les médias audiovisuels et numériques, portant sur l’exercice 2024. L’ADMTV, qui représente les régies publicitaires des médias de télévision et de streaming prend acte de ce bilan et rappelle l’engagement constant de ses membres dans le cadre du dispositif des contrats-climat.
Les membres de l’ADMTV : des signataires volontaires et engagés
L’ADMTV rappelle que les régies publicitaires sont signataires volontaires des contrats-climat depuis l’origine du dispositif. Elles ont choisi de s’engager au-delà de leurs obligations légales, avec des engagements concrets portant à la fois sur le volet publicitaire et sur le volet éditorial.
Comme le souligne le rapport de l’Arcom, parmi les entreprises non assujetties qui fournissent un bilan de suivi de leurs engagements, la majorité relève des médias audiovisuels, qui se sont engagés auprès de l’Arcom à fournir un suivi annuel. Ce constat témoigne d’une culture de la transparence et de la responsabilité qui caractérise notre secteur.
Des résultats solides pour la publicité
Le bilan met en avant les résultats obtenus par le secteur de la publicité audiovisuelle, qui reste le mieux disant :
- Sur le secteur automobile, 86 % des investissements publicitaires en TV TNT sont consacrés à des véhicules électriques, hybrides ou mixtes, contre seulement 14 % pour les véhicules thermiques. Les véhicules électriques restent à eux seuls les produits les plus promus, avec 45 % des investissements. Par ailleurs, 75 % des investissements sont consacrés à des véhicules de classes CO₂ A et B, les moins émetteurs. Un taux largement supérieur à tous les autres médias.
- Sur le secteur électrodomestique, 76 % des investissements publicitaires en TV sont consacrés à des produits de classes énergétiques « efficaces » selon les recommandations de l’ADEME, un taux largement supérieur à celui de la radio (44 %).
- En matière de remises de lots, l’Arcom salue les efforts des éditeurs pour limiter les produits ayant un fort impact négatif sur l’environnement. Les offres de tourisme sont localisées à 90 % en France et les éditeurs privilégient la mobilité douce.
- Le taux de conformité à la Recommandation « Développement durable » de l’ARPP atteint 93,6 % pour l’ensemble des médias, en hausse de 1,2 point par rapport au précédent bilan. Il convient de rappeler que les membres de l’ADMTV imposent un contrôle systématique préalable à la diffusion par les juristes-conseils de l’ARPP, un dispositif unique qui explique les performances structurellement supérieures de ce média qui est à 100 % de conformité. Le taux de non-conformité est ainsi nettement plus élevé sur la presse (6 %), les réseaux sociaux (7,5 %) et la radio (8,2 %).
L’opacité persistante des plateformes numériques
L’ADMTV partage l’analyse de l’ARCOM qui regrette que le bilan confirme, une fois encore, le déficit de transparence des plateformes de partage de vidéo et des réseaux sociaux, rendant impossible toute vérification de leurs engagements.
Le rapport de l’Arcom est sans ambiguïté sur ce point : « seul l’API de Google a permis à l’Arcom de dresser de premiers constats relatifs au secteur Automobile ». Les demandes adressées aux autres plateformes sont restées sans réponse, celles-ci considérant que toute modification de leurs API dépasse les exigences du Règlement européen sur les services numériques (RSN). L’accès limité aux données, l’absence de catégorisation des publicités, et le manque d’informations sur les audiences rendent toute analyse sectorielle impossible.
Par ailleurs, lorsqu’elles ont souscrit un contrat-climat, les plateformes affichent un faible niveau d’ambition dans leurs engagements, comme le déplore l’Arcom. Ce constat est d’autant plus préoccupant que, comme le relève le rapport, « la publicité et la désinformation environnementale migrent massivement vers ces environnements [numériques] ».
L’analyse de l’Arcom sur YouTube révèle par ailleurs un taux de manquement à l’obligation légale d’affichage environnemental de l’ordre de 10 % des publicités analysées, et que 32 % des données publicitaires n’étaient plus accessibles malgré l’obligation de conservation d’un an prévue par le RSN. Ces chiffres illustrent l’écart considérable entre les exigences auxquelles se soumettent volontairement les éditeurs de télévision et les pratiques constatées sur les plateformes.
L’ADMTV estime qu’il n’est pas acceptable que les éditeurs de télévision et de SVOD, qui se soumettent volontairement à des obligations de transparence, de contrôle préalable et de suivi annuel, soient les seuls acteurs dont les pratiques puissent être vérifiées et évaluées par les pouvoirs publics.